Savoie & Haute-Savoie · Urbanisme

Déclaration préalable
de travaux.

Changer ses fenêtres, isoler par l'extérieur, ajouter une véranda ou aménager ses combles : une grande partie des travaux sur une maison passe par une déclaration préalable en mairie. Voici quels travaux sont concernés, où se situent les seuils qui font basculer vers le permis de construire, comment constituer le dossier et quels délais prévoir.

1 mois
Délai d'instruction dans le cas général
40 m²
Seuil d'une extension en zone urbaine d'un PLU
3 ans
Durée de validité de l'autorisation
2 mois
Délai de recours des tiers après affichage

La déclaration préalable, en deux mots

La déclaration préalable de travaux, souvent abrégée en DP, est l'autorisation d'urbanisme des projets de taille modeste. Elle permet à la mairie de vérifier, avant le chantier, que vos travaux respectent les règles d'urbanisme de la commune : le plan local d'urbanisme (PLU), les servitudes, les règles d'aspect extérieur.

Elle se situe entre deux situations : les petits travaux dispensés de toute formalité (une annexe de moins de 5 m² non accolée à la maison, par exemple) et les projets plus importants qui exigent un permis de construire, à l'instruction plus longue. Savoir de quel côté tombe votre projet est la première question à trancher, parce qu'elle conditionne le dossier, le délai et parfois le recours obligatoire à un architecte.

Une précision utile : la déclaration préalable ne dispense pas de respecter le PLU. Un projet qui n'en respecte pas les règles sera refusé, qu'il relève d'une déclaration ou d'un permis.

Les travaux qui demandent une déclaration préalable

Les travaux qui modifient l'aspect extérieur de la maison. C'est la famille la plus courante, et la plus souvent oubliée : remplacement de fenêtres, de portes ou de volets par des modèles différents, réfection de toiture qui change le matériau ou la teinte, ravalement de façade, isolation thermique par l'extérieur, panneaux solaires en toiture, unité extérieure de pompe à chaleur ou de climatisation, création d'une ouverture ou d'une lucarne. Un chien assis, par exemple, demande au minimum une déclaration préalable.

Les travaux qui créent une petite surface. Extension, véranda, garage, carport, abri de jardin, terrasse surélevée, aménagement de combles ou création d'une mezzanine : tant que la surface créée reste sous les seuils détaillés plus bas, la déclaration préalable suffit.

Certains changements de destination. Transformer un garage en pièce de vie ou une grange en habitation change la destination du bâtiment. Sans modification des structures porteuses ni de la façade, c'est une déclaration préalable ; dans le cas contraire, un permis de construire. Notre guide sur la rénovation d'une grange en habitation détaille ce cas fréquent en Savoie.

Certains aménagements extérieurs : piscine, clôture lorsque la commune l'exige, panneaux solaires au sol, abattage d'arbres dans les secteurs protégés.

Déclaration préalable ou permis de construire : les seuils

Pour une extension, tout se joue sur la surface créée (surface de plancher ou emprise au sol) et sur la localisation du terrain. Les seuils publiés par service-public.gouv.fr sont les suivants :

En zone urbaine d'une commune couverte par un PLU : déclaration préalable entre 5 et 40 m² créés, permis de construire au-delà de 40 m². Exception importante : entre 20 et 40 m², le permis redevient obligatoire si l'extension porte la surface totale de la maison à plus de 150 m².

Hors zone urbaine, ou dans une commune sans PLU : déclaration préalable entre 5 et 20 m², permis de construire au-delà de 20 m².

Pour une annexe indépendante (abri de jardin, garage détaché) : dispense de formalité jusqu'à 5 m², déclaration préalable de 5 à 20 m², permis au-delà. En secteur protégé, la déclaration préalable s'impose dès le premier mètre carré.

Le seuil des 150 m² pèse double : au-delà, le permis de construire doit être établi par un architecte. Prenons un exemple de calcul : une maison de 130 m² en zone urbaine qui reçoit une extension de 30 m² atteint 160 m² ; l'extension dépasse 20 m² et la surface totale dépasse 150 m², donc il faut un permis de construire et un architecte. La même extension sur une maison de 100 m² reste en déclaration préalable. Nous détaillons ce point dans architecte, maître d'œuvre ou constructeur, et les autres paramètres d'un agrandissement dans notre guide extension de maison : prix, permis, délais.

Une surélévation suit la même logique : elle modifie toujours l'aspect extérieur, et la surface de plancher qu'elle crée la fait souvent passer au permis.

Constituer le dossier

Le formulaire. Pour une maison individuelle et ses annexes, le formulaire dédié est le cerfa n° 13703. Service-public.gouv.fr publie aussi un formulaire général, le cerfa n° 16702. Les versions évoluent : téléchargez toujours le formulaire sur service-public.gouv.fr au moment du dépôt plutôt que de réutiliser un ancien exemplaire.

Les pièces à joindre. Un plan de situation du terrain, pour tous les projets ; un plan de masse si le projet crée ou modifie un volume ; un plan en coupe s'il modifie le profil du terrain ; des plans des façades et des toitures si elles changent. Selon la nature des travaux, d'autres pièces s'ajoutent, comme des photographies ou un document montrant l'insertion du projet dans son environnement : le bordereau joint au formulaire indique celles qui s'appliquent à votre cas.

Le nombre d'exemplaires. Dans le cas général, deux dossiers complets, plus deux plans de situation supplémentaires. Davantage d'exemplaires sont demandés en secteur protégé.

Le dépôt. En ligne lorsque la commune le propose, par lettre recommandée avec avis de réception, ou directement en mairie. La mairie vous remet un récépissé avec un numéro d'enregistrement : conservez-le, c'est lui qui fixe le point de départ des délais.

La qualité des plans compte autant que leur présence. Un plan de façade qui ne montre pas clairement les teintes, les matériaux et les menuiseries est la première source de demandes de pièces complémentaires.

Les délais d'instruction

Un mois dans le cas général, à compter du dépôt d'un dossier complet. Deux mois en secteur protégé (abords d'un monument historique, site patrimonial remarquable, site classé), parce que l'architecte des Bâtiments de France doit donner son avis ; la mairie vous notifie alors ce délai majoré dans le mois qui suit le dépôt.

Si le dossier est incomplet, la mairie dispose d'un mois pour vous le signaler, et vous avez trois mois pour le compléter. Le délai d'instruction ne court qu'à partir de la réception des pièces manquantes. Sans réponse de votre part, la demande est rejetée. Autrement dit, un dossier incomplet peut facilement doubler le délai réel.

Si la mairie ne répond pas dans le délai, l'absence de réponse vaut en principe accord : on parle de décision de non-opposition tacite. Vous pouvez demander à la mairie un certificat de non-opposition, utile notamment pour un financement ou une revente.

Après l'accord : affichage, recours et validité

L'affichage sur le terrain est obligatoire. Un panneau rectangulaire de plus de 80 cm, visible depuis la voie publique, doit rester en place pendant toute la durée du chantier. La mairie affiche de son côté l'autorisation dans les 8 jours qui suivent sa délivrance, pendant 2 mois.

Le délai de recours des tiers est de deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain. C'est pour cette raison qu'un affichage oublié ou mal fait est un vrai risque : le délai ne commence pas à courir. Par prudence, il est sage d'attendre la fin de ce délai avant d'engager les travaux les plus lourds.

La validité est de trois ans. Elle peut être prolongée deux fois d'un an si les règles d'urbanisme n'ont pas changé, à condition d'en faire la demande au moins deux mois avant l'expiration.

À la fin du chantier, vous déposez une déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT). Pensez aussi à la fiscalité : une surface créée peut entraîner la taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive.

En Savoie et Haute-Savoie : ce qui complique le dossier

Les règles d'aspect du PLU. Pente et matériau de toiture, teinte des enduits, couleur des menuiseries, débords de toit : beaucoup de PLU savoyards encadrent précisément l'aspect des maisons. Un projet techniquement simple peut être refusé pour une teinte de façade. Lire le règlement de la zone avant de dessiner évite de refaire les plans.

Les secteurs protégés. Les abords des monuments historiques et les sites classés imposent l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, et donc le délai de deux mois. Mieux vaut le savoir avant de fixer une date de chantier.

Les communes du bord du lac. Autour du lac du Bourget et du lac d'Annecy, la loi Littoral s'ajoute au PLU et restreint fortement les extensions dans certains secteurs. Notre page sur la loi Littoral en Chautagne détaille ces contraintes.

Le calendrier. Entre le montage du dossier, le mois d'instruction et les deux mois de recours, il faut compter plusieurs mois entre l'idée et le premier coup de pioche. Pour des travaux extérieurs au printemps, c'est pendant l'automne et l'hiver qu'il faut déposer.

Les erreurs qui font perdre des semaines

Se tromper de surface. Surface de plancher et emprise au sol ne se calculent pas de la même façon, et le choix entre déclaration et permis en dépend. Une erreur de calcul peut conduire à un refus, ou à une autorisation contestable.

Déposer un dossier incomplet. C'est la cause de retard la plus fréquente : un mois perdu avant même que l'instruction commence.

Oublier que les fenêtres et la façade comptent. Changer des menuiseries ou isoler par l'extérieur sans autorisation, c'est s'exposer à des difficultés au moment de la revente, quand le notaire vérifie les autorisations.

Démarrer trop tôt. Commencer avant l'accord, ou sans panneau, fragilise l'autorisation et expose à des sanctions. Les travaux réalisés sans autorisation sont difficiles et parfois impossibles à régulariser.

Faut-il se faire accompagner ?

Rien n'oblige à passer par un professionnel pour une déclaration préalable : un particulier peut la déposer seul. L'accompagnement devient utile quand le projet touche à la structure, quand la surface frôle un seuil, quand le terrain est en secteur protégé, ou simplement quand vous voulez des plans qui serviront aussi au chantier.

Chez Atelier NovAlp, la préparation de l'autorisation fait partie de notre mission de maîtrise d'œuvre : lecture du PLU, relevé de l'existant, plans, constitution et dépôt du dossier, réponses aux demandes de la mairie. Nos propres équipes réalisent ensuite les travaux, ce qui évite l'écart classique entre ce qui a été autorisé et ce qui est construit.

Nos réalisations autour du lac

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Notre agence est à Aix-les-Bains et nous intervenons en Savoie et Haute-Savoie. Voici quelques réalisations récentes.

Ce que nous prenons en charge

De la lecture du PLU jusqu'à la fin du chantier, un seul interlocuteur.

Lecture du PLU

Zone, règles d'aspect, servitudes, secteur protégé ou non : nous vérifions ce que la commune autorise avant de dessiner.

Relevé de l'existant

Mesures sur place et calcul des surfaces, pour trancher sans ambiguïté entre déclaration préalable et permis de construire.

Plans et pièces

Plan de situation, plan de masse, coupes, façades et insertion : des pièces lisibles, qui servent aussi au chantier.

Dépôt et suivi

Dépôt du dossier, réponse aux demandes de pièces complémentaires, suivi jusqu'à la décision.

Affichage et calendrier

Nous calons le démarrage du chantier sur l'affichage et le délai de recours, pour ne rien engager trop tôt.

Réalisation des travaux

En contractant général, nos équipes réalisent les travaux autorisés, avec un prix et un délai engagés.

Où nous établissons des devis

Depuis notre agence d'Aix-les-Bains, en Savoie et Haute-Savoie.

Questions fréquentes · Déclaration préalable

Quels travaux nécessitent une déclaration préalable ?
Principalement trois familles : les travaux qui modifient l'aspect extérieur d'une maison (fenêtres, volets, toiture, ravalement, isolation par l'extérieur, panneaux solaires, chien assis), ceux qui créent une petite surface (extension, véranda, abri de jardin, combles aménagés) et certains changements de destination. Au-delà des seuils de surface, c'est un permis de construire.
Quel est le délai de réponse d'une déclaration préalable ?
Un mois à compter du dépôt d'un dossier complet, dans le cas général. Il passe à deux mois en secteur protégé, par exemple aux abords d'un monument historique. Si la mairie ne répond pas dans ce délai, l'absence de réponse vaut en principe accord.
Quel formulaire utiliser pour une maison individuelle ?
Le formulaire dédié est le cerfa n° 13703, déclaration préalable pour une maison individuelle et ses annexes. Service-public.gouv.fr publie aussi le cerfa n° 16702, formulaire général. Vérifiez la version en vigueur sur service-public.gouv.fr au moment du dépôt.
Combien de temps une déclaration préalable est-elle valable ?
Trois ans. Elle peut être prolongée deux fois d'un an si les règles d'urbanisme n'ont pas changé, à condition d'en faire la demande au moins deux mois avant l'expiration.
Faut-il afficher la déclaration préalable sur le terrain ?
Oui. Un panneau rectangulaire de plus de 80 cm, visible depuis la voie publique, doit rester en place pendant toute la durée du chantier. C'est cet affichage qui fait courir le délai de recours des tiers, fixé à deux mois.
Peut-on commencer les travaux dès l'accord ?
Oui, une fois la non-opposition obtenue et le panneau affiché. Par prudence, beaucoup de maîtres d'ouvrage attendent la fin du délai de recours des tiers, deux mois après le début de l'affichage, avant d'engager des travaux importants.
Pouvez-vous monter mon dossier ?
Oui. Dans le cadre de notre mission de maîtrise d'œuvre, nous vérifions le PLU, relevons l'existant, dessinons les plans, constituons et déposons le dossier, puis suivons l'instruction. Nos équipes réalisent ensuite les travaux. La première visite et le devis sont gratuits.
Un projet de travaux ?

Le bon dossier,
dès le premier dépôt.

Visite et devis gratuits : nous vous disons quelle autorisation demander, ce que le PLU permet, et dans quel délai votre chantier peut démarrer.